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lundi 23 avril 2007

Interview: Rencontre avec Luc Dussart

J'ai rencontré ce samedi M. Luc Dussart, consultant en en tabagisme.

Résultat: 1h et quelque d'interview, et des kilos de documents à compulser.

Merci donc, à Luc Dussart de m'avoir accorder de son temps.

Je diffuserais cette interview sur InterdictionDeLaCigarette.Com, en plusieurs morceaux, selon un découpage thématique.

Première partie cette semaine, sans doutes dés mercredi.

mardi 27 mars 2007

Xavier Bertrand: "Mon meilleur souvenir: Le tabac"

Entretien publidé le 26/03/2007 sur la plume et le bistouri

Xavier Bertrand: «Je ne vais pas changer mes habitudes»

15 heures, ce lundi, passation des pouvoirs, avenue de Ségur, au ministère de la santé et des solidarités. Xavier Bertrand refile le bébé à son ministre délégué, Philippe Bas. L’assemblée fait une ovation au partant qui, à peine sorti du ministère, retire sa cravate. C’était la règle qu’il s’était fixée. Quand il est ministre, cravate. Et quand il est porte-parole du candidat Sarkozy, col ouvert. Xavier Bertrand répond, par téléphone, à nos questions.

Maintenant que vous connaissez les dossiers, et que vous êtes plutôt apprécié, vous partez. Quelle drôle d’idée...
Non, c’est tout simplement, parce que je pense que les choses doivent être claires. A partir du moment où je me suis engagé avec Nicolas Sarkozy, je m’engage totalement. De plus, au ministère, les gros dossiers sont clairement sur les rails. Je pense partir, sans laisser de poussière sous le tapis.

Votre plus belle réussite, pourtant passée inaperçue?

Au-delà de la gestion des crises sanitaires, c’est peut-être la préparation face aux nouveaux risques sanitaires, et le vote en particulier au parlement de la création d’un corps de réserve sanitaire.

Votre meilleur souvenir?

Le tabac. Le 1° février 2007, jour d’entrée en vigueur du décret. Ce matin-là, quand j’ai vu les gens, dehors, à la porte de leur entreprise, qui fumaient pour certains. On s’est regardé, ils souriaient, et je me suis dit que c’était gagné.

La réunion la plus longue que vous avez dû supporter?

Je pense que c’était celle, l’été dernier, avec les chirurgiens. On a passé des heures et des heures. Et ce n'était pas simple, car tout ne dépendait pas que de moi, mais aussi de l’Assurance maladie. Ce sont les situations les plus délicates quand on n’a pas toutes les clés en mains.

Votre plus grosse engueulade?

La dernière, en tout cas, a été lors des discussions avec l’Assurance maladie sur le prix de la consultation des médecins généralistes. Cela faisait deux ans qu’on le savait, deux ans que l’on avait dit que la médecine générale devenait une spécialité médicale. Et que, donc, le prix de la consultation devait suivre. Je ne comprenais pas pourquoi on était arrivé à cette situation de blocage. Une autre colère? Quand on m’a dit qu’il ne fallait pas publier le baromètre des infections nosocomiales, que c’était dangereux. J’ai dit qu’il était hors de question de le repousser.

Votre échec?

J’aurais aimé que les restaurants deviennent non fumeurs au 1° février. Mais juridiquement ce n’était pas possible. Et c’est d’autant plus dommage que les esprits y étaient prêts. Mais aussi la gratuité de la télévision pour les enfants hospitalisés. Je ne trouve pas normal qu’ils doivent la payer.

Votre plus grande peur?

Ce n’est pas un sentiment qui m’anime. Par contre, au moment de la canicule de l’été dernier, j’avais la crainte que les fortes chaleurs au début de la journée ne se poursuivent, et que cela se traduise par des morts.

Une injustice que vous avez ressentie ...

Votre article. Quand vous avez parlé dans Libération d’un ministre invisible. Cela étant, il m’a obligé à plus communiquer. Le temps en politique vous est toujours compté. Vous disiez aussi que j’avais perdu tous les arbitrages, ce qui n'était pas vrai. Mais c’est vrai qu’après, j’ai cessé d’être toujours discipliné.

Le dernier fou rire au ministère?

Ce matin, dans les propos de mon directeur de cabinet, Jean Castex, qui a parlé des rêves qui allaient m’animer dans les semaines qui allaient venir.

Qu’est-ce que vous regretterez dans votre bureau?

Rien, car je vais reprendre les objets de ma ville que j’avais amenés. Dont une boussole, car j’ai été adhérent du club de la boussole. C’est important de ne pas perdre le nord.

Ce n’est pas trop dur de dire comme porte-parole l’inverse de ce que vous disiez comme ministre?

Ce n’est pas le cas. Car je ne suis pas du genre à changer de position, Je revendique la cohérence.

Et votre prochain ministère?

Je ne me suis jamais posé cette question. Et comme cela m’a plutôt bien réussi, je ne vais pas changer mes habitudes.

Propos reccueillis par Eric Favereau

vendredi 16 mars 2007

Les débitants de tabac répondent

Le site 20minutes.fr publie aujourd'hui une discussion entre les internanutes et M. Le Pape, président de la confédération des débitants de tabac.


Un extrait:
9 - Vous sentez vous un peu responsable des morts du cancer dû à la cigarette ? – Vincent

Cela me surprend…on ne pose jamais cette question aux vendeurs de voitures à propos des victimes des accidents de la route ! Comme tous les Français, les buralistes partagent un certain nombre de préoccupations sur les problèmes de santé. Nous sommes des citoyens comme tout le monde. Et nous pensons que dans le domaine de la santé tout doit passer par un travail en profondeur. Et non par « les artifices » de la santé spectacle.


A suivre sur 20minutes.fr

dimanche 25 février 2007

Le Fumoir deviendra non fumeur

En janvier prochain, tous les lieux publics, y compris les restaurants et les bars, seront entièrement non fumeurs. Je suis allé demander au directeur du café restaurant Le Fumoir ce que cette loi risque de changer dans l’établissement.

Vendre 23 février 2007. 11H. Le Fumoir. 6 rue Am de Coligny, Paris 1.
Rencontre avec le directeur du Fumoir, M. Dominique Marchasson.


Emmanuel : Pourquoi ce café - restaurant s’appelle t il le fumoir ?

Dominique Marchasson : Les propriétaires du fumoir avaient auparavant créé le China Club, rue Oberkampf, dans le onzième. Dans ce restaurant-club, à l’étage, est aménagé un vrai fumoir. Très heureux de cet aménagement, les propriétaires du China Club avaient envie de créer un lieu de rencontre, dans le même esprit. Il est vrai qu’au Fumoir, la fumée est très présente.


E : Que va-t-il se passer pour Le Fumoir, en janvier prochain ?

DM : On va appliquer la loi. L’espace non fumeur s’étendra donc à la totalité de la salle. Mais le Fumoir gardera son nom de Fumoir.


E : Prévoyez vous d’aménager un espace « fumoir » à l’intérieur du restaurant, ou dans la bibliothèque ?

DM : Je ne pense pas non. On aménagera sans doutes la terrasse devant l’entrée, pour que nos clients puissent y fumer agréablement, et que le trottoir ne soit pas trop Sali. Mais il n’y aura aucun autre aménagement particulier.


E : Pensez vous que cette interdiction ait un effet négatif sur la fréquentation du restaurant ?

DM : Je ne le crois pas. Ces derniers temps, nous avons régulièrement dû agrandir l’espace non fumeur. C’est la tendance aujourd’hui. Alors cette interdiction ne vient qu’accélérer un mouvement déjà engagé par notre clientèle et nos habitués.


E : Quel est votre appréciation sur cette interdiction ?

DM: De toute façon, c’est bon pour ma santé et celle de tous les employés ici. Il faut reconnaître que nous respirons beaucoup de fumée en travaillant. Cette interdiction ne peut nous faire que du bien.