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vendredi 12 décembre 2008

L'interdiction n'a eu aucun effet sur la consommation de tabac

Dans un article paru aujourd'hui dans Le Monde, vous apprendrez que

Les Français fument toujours autant déplore l'Office français de prévention du tabagisme (OFT). "2008 sera la quatrième année consécutive où le tabagisme actif n'aura pas régressé dans notre pays", regrette l'association. Cinquante quatre milliards de cigarettes ont été vendues en 2004 et "le volume des ventes pour 2008 sera équivalent". 30 % des Français sont des fumeurs occasionnels ou réguliers.


Voila donc à nouveau une illustration de l'inutilité de la loi d'interdiction de la cigarette dans les lieux publics. Rien ne justifie donc plus de maintenir cet apartheid inique qui préserve la bonne conscience de certains en mettant les autres à la périphérie de la convivialité sociale. Il est temps que cette loi soit défaite : Appelons à la fin de l'interdiction de la cigarette dans les lieux publics !

vendredi 11 janvier 2008

Paradox: Moins de Fumée = Moins de Vie

C'est la nouvelle du jour. Prenez un endroit où y a du monde. Vous enlevez la possibilité de fumer, et hop, y a moins de monde.
Une semaine après l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans les bars et les restaurants, les professionnels du secteur assurent avoir constaté une faible baisse de la fréquentation dans leurs établissements, et des consommations dans les bars-tabacs.

Comme quoi la vie s'entête à préférer ce qui n'est ni immaculé de pureté, ni imposé de propreté. Fou !

lundi 31 décembre 2007

"Lieu de convivialité": ensemble, c'est tout ?

Un nouveau terme est apparu dans la nuit: lieu de convivialité.

Hier encore, mon café s'appelait café, troquet, bistrot, brasserie, bar, pub, cantine, repère, tanière, refuge, deuxième chez moi, zinc, comptoir. Ce matin il s'appel "lieu de convivialité". Convivialité, oui, comme Windows 95. A l'époque, Microsoft nous offrait un nouveau monde, plus convivial.
Nous apprenions alors que :


convivial, adjectif Féminin ale. Pluriel aux.
Sens 1
Désigne des rapports chaleureux et amicaux entre les personnes d'un groupe.
Anglais - convivial
Sens 2
Qui est simple d'utilisation [Informatique].
Anglais - user-friendly




Cette nuit mon bistrot, où il était parfois complexe d'obtenir la note, pitoresque de ramasser sa monaie sur le zinc, est devenu simple d'utilisation. Le café solitaire du lundi matin, la tête embrummée dans les réflexions de la nuit et du week end, est mis à l'index. Lieu des rapports chaleureux et amicaux: c'est tout. Moi qui pensait pouvoir m'y isoler pour lire, penser, m'échapper, et suivre mon imagination sur une route solitaire, je mesure ce matin l'amertume de mon erreur.

A lire : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-994454,0.html
A écouter: http://www.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=10815&BD=31122007

vendredi 20 avril 2007

Interdiction de Fumer à l'hôtel: des initiatives intéressantes


Grâce à Sixième Dimension, voila une nouvelle initiative. Des complexes hôtelier (hôtels, restaurant, équipement loisirs et sport) ont décidé de devenir non fumeur.

Tout les espaces sont non fumeur (chambres, couloirs, terrasses, hall etc...), à l'exception notable du bar.
Je trouve finalement cela plutôt positif.

Voila une initiative privée, qui s'appuie sur une volonté, et sur des opportunités de marché. On est dans la sphère de la responsabilité, pas dans celle de l'infantilisation.
Puis, il ne s'agit pas de chasser la cigarette du monde public. On n'efface pas du monde la cigarette, son image, mais aussi le sens que le tabac prend dans le corps social (la mort existe, l'être humain peut aimer des choses qui amènent aussi la mort, présence plutôt pacifique de la pulsion de mort..). Enfin, cette initiative est un pied de nez à la loi votée en France, qui n'interdit le tabac précisément que dans les lieux où sa consommation peut être agréable, et symbolique.

vendredi 13 avril 2007

Allez donc interdire de fumer à André Malraux !


Un de mes mâitres à penser.
La condition humaine, évidemment, mais aussi un engagement perpétuel.
La résistance, la guerre d'espagne, puis la culture, André Malraux est un homme qui a fait de sa vie une oeuvre.
Démarrons donc ce Week End, en pensant à lui, fumant sa clope, libre.

mardi 10 avril 2007

Interdiction de Fumer: Alain Gérard Slama répond

Je partage avec Alain Gérard Slama beaucoup de point de vues.
Celui sur la cigarette s'ajoute donc.
C'est exactement ces raisons qui motivent mon blog.

Merci à lui, donc !


D'ALAIN-GÉRARD SLAMA.
Le Figaro le 02 février 2007


Quand fumer devient un délit

Qu'il faille lutter contre l'abus du tabac, c'est l'évidence. Cet abus a brisé assez de bonheurs et de destins. Qu'il faille lutter contre le simple usage du tabac chez les jeunes n'est pas moins nécessaire. C'est beaucoup plus discutable en ce qui concerne les adultes, sauf à considérer ceux-ci comme des mineurs. La principale difficulté vient du «tabagisme passif», dont les méfaits sont démontrés chez le nourrisson, l'enfant et l'adolescent, et qui peut provoquer des troubles cardiaques et respiratoires chez les adultes en cas d'exposition régulière et prolongée.

Bien que difficiles à distinguer des effets des pollutions ordinaires, ces données doivent être prises en compte. Elles l'ont été, il y a quinze ans, par les lois Evin. Or voici que, sous la pression des associations des droits des non-fumeurs, ces lois viennent d'être jugées insuffisantes. Le gouvernement s'est laissé entraîner à un nouveau texte d'interdiction aggravée, tandis que les fumeurs font l'objet, dans les médias, d'une campagne de propagande d'un infantilisme affligeant. Bien entendu, le décret du 16 novembre 2006 entré en vigueur depuis le 1er février n'a pas tout faux. L'interdiction de fumer dans les moyens de transport collectif se justifie dans les cabines et les wagons, beaucoup moins dans les gares. La proscription du tabac dans les cours de récréation et les lieux d'hébergement des mineurs aurait dû intervenir depuis longtemps. Mais le premier alinéa du décret, interdisant de fumer
«dans tous les lieux fermés et couverts qui accueillent du public ou qui constituent des lieux de travail», étend de façon abusive des contraintes qui, admissibles dans l'espace public où l'Etat doit donner l'exemple, ne le sont pas dans l'espace privé. Il aurait été normal que les dirigeants des entreprises, restaurants, cafés ou hôtels soient invités à négocier des accords avec leur personnel, sous le contrôle des inspecteurs du travail. A défaut, l'interdiction générale, sous réserve de l'installation de locaux d'une étanchéité draconienne, aura pour effet d'écarter de l'embauche ceux qui auront l'imprudence d'avouer que la cigarette fait partie des aménités de leur vie.

Bref, fumer est devenu un délit. Loin de constituer un progrès, le nouveau texte consacre une succession d'échecs : échec de l'éducateur, du médecin ; échec du législateur entraîné dans une fuite en avant. La vigilance des règles préventives, destinées à encadrer un ordre sans conflit, ne laisse plus la moindre place à l'apprentissage des codes de civilité. L'exercice de la liberté doit s'arrêter là où il nuit à autrui, mais la vie en commun exige aussi de chacun qu'il consente à payer sa part de la liberté des autres. Apparemment, aux yeux du plus grand nombre, la liberté ne vaut plus un sou, et l'argument du coût de la Sécurité sociale, qui pourrait être corrigé par l'assurance, est devenu dirimant.

Avec pour idéal zéro risque, zéro tolérance et zéro responsabilité, les idéologues du droit opposable à l'air pur nous préparent un monde irrespirable.

vendredi 6 avril 2007

Interdiction de Fumer dans les restaurants: Un député engage enfin une réflexion publique

Enfin ! Une porte s'ouvre ?
Même si les termes employés ne me conviennent pas forcément, il faut reconnaître que c'est un premier pas vers une papproche plus réaliste.

vendredi 6 avril 2007 - Bienpublic.com

le député préconise un AMÉNAGEment de LOI

Tabac : François Sauvadet au secours des bistrots

Sans occulter les enjeux de santé publique, François Sauvadet, député de la IVe circonscription de Côte-d'Or, souhaite aménager l'interdiction de fumer dans les lieux publics en fonction de la taille de l'établissement, « afin de ne pas condamner l'activité » des petites structures.

«Il n'est pas question de revenir en arrière et les enjeux de santé publique sont trop importants : 60 000 fumeurs décèdent chaque année en France, tandis que 5 000 personnes sont victimes du tabagisme passif. Mais il est important de redonner une certaine liberté aux responsables de petits cafés notamment, afin de ne pas condamner leur activité. » Pragmatique, le député de la IVe circonscription François Sauvadet, vient de déposer une proposition de loi tendant à aménager l'interdiction du tabac en fonction de la taille de l'établissement concerné.

En clair, ce texte, « déjà signé par certains parlementaires », et qui pourrait être débattu après les élections législatives avec la nouvelle composition de l'Assemblée nationale, prévoit de donner le choix aux propriétaires de petits bars et autres cafés restaurants.
« Par dérogation (.), les cafés, hôtels, restaurants, discothèques et bars-tabacs de moins de 100 m2 font le choix, avant le 31 décembre 2007, d'être totalement ''fumeur'' ou totalement ''non fumeur''. Dans le cas où l'établissement choisit d'être fumeur, il se dote d'un dispositif d'extraction aux normes en vigueur. » 50 % de baisse du chiffre d'affaires Les établissements de plus 100 m2, « sont ''non-fumeur'', mais peuvent se doter avant le 31 décembre 2007, d'une salle ''fumeur'', totalement hermétique et équipée, d'un dispositif d'extraction ». En clair : plus d'interdiction totale, mais des aménagements, selon la volonté des professionnels et bien sûr, des clients. « Le principe de la protection contre le tabagisme doit être garanti et respecté », précise le candidat à sa propre succession. Mais « les exemples européens ont montré les conséquences économiques catastrophiques engendrées par cette mesure, dans les bars, les cafés et les restaurants », poursuit François Sauvadet, avançant le chiffre de 50 % de baisse du chiffre d'affaires, « quand ils ne sont pas contraints à la fermeture ».

Des lieux de vie. « Pour être acceptée de tous, une nouvelle législation doit concilier les différents intérêts en présence. Nous ne pouvons pas condamner les commerces de proximité, qui représentent, au-delà des considérations économiques, les derniers lieux de vie et de convivialité. » Liberté des uns, liberté des autres. Avant même de se représenter devant les urnes, le député UDF planche déjà sur ce prochain mandat qu'il espère tant, et pour lequel, il vient d'entrer en campagne. Signe de sa confiance ?

J.-Ph.G.

mardi 20 mars 2007

Danemark: Interdiction de Fumer dés le mois d'Août

Interdiction de fumer dans les lieux publics au Danemark en août prochain

Canadian Press | Tuesday, March 20, 2007


COPENHAGUE (AP) - Pour protéger les non-fumeurs des volutes cancérigènes, le gouvernement danois a annoncé mardi qu'il allait interdire la cigarette dans les lieux publics à compter du mois d'août. "Il ne sera plus permis de fumer à l'intérieur sur les lieux de travail, dans les institutions éducatives, les transports publics et les restaurants", a déclaré le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen lors de sa conférence de presse hebdomadaire.

L'Irlande, l'Italie, Malte, la Norvège, la Suède et l'Ecosse interdisent déjà aux fumeurs de s'en griller une dans les bars et les restaurants. Initialement prévue le 1er avril, la prohibition danoise n'entrera en vigueur que le 15 août, le gouvernement octroyant un délai d'adaptation aux lieux accueillant les accros de la clope. Les fumeurs pourront en effet continuer à s'abîmer les poumons dans des pièces séparées, voire au travail s'ils ne partagent pas leur bureau.

© La Presse Canadienne 2007

lundi 19 mars 2007

Interidtcion de fumer: Opportunité de drague

La découverte d'un nouveau lieu pour draguer.

Extrait de la revue de presse de RTL ce matin.
A écouter ici.

La découverte d'un nouveau lieu pour draguer.

La loi nous fixe ses contraintes, mais les interdictions offrent parfois à ceux qui en sont victimes de nouvelles opportunités. Exemple débusqué par le magazine Elle de cette semaine : l'interdiction de fumer dans les lieux publics a créé un nouveau territoire de drague inespéré. Les trottoirs sur lesquels on vient en griller une, en abandonnant son bureau pour quelques minutes, sont devenus le lieu où s'allument aussi les passions. Que faire d'autre en effet, pendant qu'on fume sur le bitume, que de lier connaissance, et quelles meilleures circonstance pour créer le contact, entamer la conversation. Dans Elle, Sophie Fontanel décrypte déjà les coutumes liées à ce nouveau phénomène, et nous offre quelques conseils si l'on veut profiter de l'intermède tabac pour draguer ou tout faire pour être. Par exemple, ne jamais téléphoner, il faut quand même rester disponible. Ne jamais emporter un dossier pour faire celle ou celui qui continue de travailler, descendre seul, pas en bande. Ne jamais brancher son baladeur à musique, ne jamais aller fumer avec le boss, car dans ces condititons, je lis que "soit tout le monde se tire, soit tout le monde rapplique", ce qui n'est pas très stratégique. Bref, la flamme se déclare aussi au bout du briquet.


vendredi 16 mars 2007

Les débitants de tabac répondent

Le site 20minutes.fr publie aujourd'hui une discussion entre les internanutes et M. Le Pape, président de la confédération des débitants de tabac.


Un extrait:
9 - Vous sentez vous un peu responsable des morts du cancer dû à la cigarette ? – Vincent

Cela me surprend…on ne pose jamais cette question aux vendeurs de voitures à propos des victimes des accidents de la route ! Comme tous les Français, les buralistes partagent un certain nombre de préoccupations sur les problèmes de santé. Nous sommes des citoyens comme tout le monde. Et nous pensons que dans le domaine de la santé tout doit passer par un travail en profondeur. Et non par « les artifices » de la santé spectacle.


A suivre sur 20minutes.fr

mercredi 14 mars 2007

Interdiction de fumer dans les bars à Chicha

Le premier reportage de ce journal nous concerne donc.

lundi 12 mars 2007

Enfumés par la loi sur le tabac

Panier du manager


A Orléans, comme partout ailleurs, la loi du 1er février 2007 relative à l'interdiction du tabac dans les entreprises et les lieux publics s'applique avec une souplesse qui dépend bien souvent de la position hiérarchique. Plus la fonction est élevée, plus on s'offre des libertés avec la loi, sans risque majeur de voir l'un de ses subordonnés porter plainte.
Certains représentants du personnel, comme ici, au siège des Parfums Christian-Dior de Saint-Jean-de-Braye (Loiret), ont très tôt senti le danger venir. Dès 2005, ils ont exigé et obtenu une modification substantielle du règlement intérieur de l'entreprise. «Il était question d'interdire le tabac dans les seuls bureaux collectifs, se souvient Didier Vela, délégué CGT et représentant du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Nous avons demandé que cette mesure juste soit étendue à tous les espaces. Qu'il n'y ait pas quelques privilégiés qui fument tranquillement dans leur bureau pendant que les autres se retrouvent au pied des bâtiments dans les courants d'air ou sous la pluie.» Résultat : l'entreprise s'est fendue d'un superbe Abribus doté de cendriers, et assure à tous les salariés qui le souhaitent la prise en charge totale des traitements médicamenteux pour arrêter la cigarette.
Cette position salutaire pourrait utilement inspirer les salariés de la région et leurs représentants. Ici, dans les couloirs de l'hôtel de région, règne une atmosphère étrange. D'un côté, les «exécutants de base», qui se retrouvent à «faire le trottoir» deux ou trois fois par jour. De l'autre, les spacieux bureaux des membres du cabinet, où la loi semble être une exception. «On se permet de fumer parce que ça ne gêne personne, explique l'un d'eux. Si quelqu'un fait une remarque, nous obtempérons.» Pour l'heure, aucun fumeur passif ne s'est risqué à contrarier son supérieur hiérarchique. Sans doute par crainte de «passer pour un chieur» , comme l'explique une secrétaire administrative.
Plus au sud, à proximité des bâtiments universitaires, le siège de Radio Campus. «Nous sommes une association, donc un espace de liberté , se défend Arnaud, président de la station. On ne va pas fliquer la centaine de bénévoles qui se croisent ici 24 heures sur 24.» Résultat : dès 19 heures, «le cône» ­ c'est le nom prédestiné du bâtiment ­ baigne dans un nuage de fumée.
Enfin, il y a ceux qui ne plaisantent pas avec la loi, comme dans cette brasserie de centre-ville. Les serveurs, qui côtoient toute la journée des clients clope au bec, doivent pointer avant de sortir en griller une. Consolation : cette mesure touche tout le monde, quel que soit son grade.

mercredi 7 mars 2007

La nouvelle interdiction de fumer dans les lieux publics trouve un soutien au Conseil d'Etat

LEMONDE.FR avec AFP | 05.03.07 |

Les requêtes en annulation du décret d'interdiction de fumer dans les lieux publics doivent être rejetés. C'est ce qu'a recommandé, lundi 5 mars, le commissaire du gouvernement du Conseil d'Etat, Luc Derepas. Sept requêtes en annulation pour
"excès de pouvoir" avaient été déposées, notamment par la Confédération des chambres syndicales départementales des débitants de tabac de France et diverses associations de fumeurs de pipe. Le Conseil d'Etat rendra sa décision définitive dans plusieurs semaines. Le commissaire Luc Derepas, chargé de lire le droit, a estimé que ce décret était justifié par"la nécessité d'adopter une politique plus active" pour lutter contre "le tabagisme actif et le tabagisme passif" qui causent respectivement 60 000 et 5 000 morts par an en France. Les opposants au décret entré en vigueur le 1erfévrier ont évoqué les "atteintes" à la liberté d'entreprendre et aux libertés individuelles. Certains ont fustigé les '"normes impossibles à mettre en œuvre", en faisant allusion aux "espaces fumeurs clos et ventilés" que le décret autorise. Luc Derepas a précisé que le législateur "ne voyait pas la création de lieux fumeurs comme une obligation mais comme une faculté".

"EXEMPLARITÉ ET AUTORITÉ"

Une enseignante de mathématiques figure parmi ceux qui ont demandé l'annulation du décret signé le 15 novembre 2006. Elle a demandé un recours spécifique contre l'interdiction totale de fumer dans les établissements scolaires, qui, de fait, empêche les enseignants de fumer. Luc Derepas a estimé que la baisse de la consommation de tabac chez les jeunes était "un objectif prioritaire". A cet égard, il a appelé les enseignants à faire "figure d'exemplarité et d'autorité".

vendredi 2 mars 2007

Un mois après, où en est l'interdiction de fumer ?

Le 01 mars 2007 sur TF1

Les Français semblent se soumettre aux nouvelles règles,
et la qualité de l'air s'en ressent.

A voir ici

mercredi 28 février 2007

Coulisses de Bruxelles: l'interdiction annulée

« 43 jours sans fumer ! »

Coulisses de Bruxelles, UE: 13/02/2007

« Le Parlement européen n’aura tenu que 43 jours sans fumer », s’amuse Gérard Onesta, vice-président (Vert) de l’Assemblée. En effet, le bureau, qui réunit les 14 vice-présidents et le Président, a décidé, hier, par 12 voix contre 1, celle d’Onesta, d’abroger l’interdiction absolue de fumer dans les locaux du Parlement en vigueur depuis le 1er janvier 2007, dont il a déjà été question ici. Des espaces fermés, avec extracteurs extérieurs, vont donc être installés dans les 37 lieux de travail que possède le Parlement à travers l’Union.

C’est en 2004 que celui-ci avait décidé de s’aligner sur la Commission qui venait de bannir totalement la cigarette de ses locaux. En décembre dernier, les questeurs se sont inquiétés du « réalisme » de la mesure : comment empêcher les députés de fumer ? Ne risquait-on pas de se mettre les journalistes à dos en leur interdisant de fumer au bar de la presse ? Un nouveau vote était organisé et confirmait l’interdiction totale. Mais, les vice-présidents du Parlement sont revenus à l’assaut : plusieurs incidents ont été signalés, des députés, cigarette au bec, narguant des huissiers et les mettant au défi de les punir… Et là, ils ont enfin emporté le morceau, en l’absence de Pierre Moscovici (PS) qui présidait la séance.

« Il va falloir faire des investissements lourds pour équiper tous nos locaux d’espaces fumeurs dotés d’extracteurs », se désole Gérard Onesta. « Certains bars vont même devoir être scindés ». « Le Parlement est en pleine contradiction », poursuit le député Vert : « c’est lui qui a durci la lutte contre le tabac, notamment en imposant les phrases du style « le tabac tue » en grands caractères sur tous les paquets ». Il craint surtout que les fumeurs continuent à fumer s’ils peuvent satisfaire trop facilement leur vice… Reste que le Parlement n’est pas le seul à montrer un minimum de tolérance pour ses fumeurs : le Conseil des ministres, lui aussi, a opté pour des espaces fumeurs fermés et dotés d’extracteurs. On voit mal les huissiers expulser un ministre surpris en train d’en griller une dans son bureau, réputé « espace public »…

dimanche 25 février 2007

Le Fumoir deviendra non fumeur

En janvier prochain, tous les lieux publics, y compris les restaurants et les bars, seront entièrement non fumeurs. Je suis allé demander au directeur du café restaurant Le Fumoir ce que cette loi risque de changer dans l’établissement.

Vendre 23 février 2007. 11H. Le Fumoir. 6 rue Am de Coligny, Paris 1.
Rencontre avec le directeur du Fumoir, M. Dominique Marchasson.


Emmanuel : Pourquoi ce café - restaurant s’appelle t il le fumoir ?

Dominique Marchasson : Les propriétaires du fumoir avaient auparavant créé le China Club, rue Oberkampf, dans le onzième. Dans ce restaurant-club, à l’étage, est aménagé un vrai fumoir. Très heureux de cet aménagement, les propriétaires du China Club avaient envie de créer un lieu de rencontre, dans le même esprit. Il est vrai qu’au Fumoir, la fumée est très présente.


E : Que va-t-il se passer pour Le Fumoir, en janvier prochain ?

DM : On va appliquer la loi. L’espace non fumeur s’étendra donc à la totalité de la salle. Mais le Fumoir gardera son nom de Fumoir.


E : Prévoyez vous d’aménager un espace « fumoir » à l’intérieur du restaurant, ou dans la bibliothèque ?

DM : Je ne pense pas non. On aménagera sans doutes la terrasse devant l’entrée, pour que nos clients puissent y fumer agréablement, et que le trottoir ne soit pas trop Sali. Mais il n’y aura aucun autre aménagement particulier.


E : Pensez vous que cette interdiction ait un effet négatif sur la fréquentation du restaurant ?

DM : Je ne le crois pas. Ces derniers temps, nous avons régulièrement dû agrandir l’espace non fumeur. C’est la tendance aujourd’hui. Alors cette interdiction ne vient qu’accélérer un mouvement déjà engagé par notre clientèle et nos habitués.


E : Quel est votre appréciation sur cette interdiction ?

DM: De toute façon, c’est bon pour ma santé et celle de tous les employés ici. Il faut reconnaître que nous respirons beaucoup de fumée en travaillant. Cette interdiction ne peut nous faire que du bien.

jeudi 22 février 2007

Royal et la Clop

L’interdiction de fumer dans les lieux publics : c’est utile
11 octobre 2006

Le bilan du tabagisme en France est très lourd : 66 000 décès prématurés par an chez les fumeurs, 5000 décès de non-fumeurs liés au tabagisme passif. Il n’était que temps d’interdire de fumer dans les lieux publics ! Le Parti Socialiste avait d’ailleurs déposé une proposition de loi en ce sens qui n’avait pas été examinée. Bien entendu il faudra prendre effectivement toutes les mesures d’accompagnement nécessaires, en particulier pour les cafés, restaurants et débits de tabac.

Il faut aussi qu’une société ne vive pas que d’interdits.

C’est de culture que les jeunes ont soif. On en reparlera.

Ségolène Royal

mercredi 21 février 2007

La convention de Genève au secours des fumeurs !

Frédéric Rollin publie sur son blog une analyse juridique des plus piquantes!
Humoristique dans la tonalité, mais réaliste dans les textes.

Il semblerait que la convention de Genève prévoit que la force incarcerant les prisonniers soit obligée de les laisser fumer.
Vu que la convention de genève est un texte de loi de valeur suppérieure aux décrets et aux lois de nos pauvres petits états, il est probable qu'elle protège nos amis fumeur.
A lire, sans plus attendre.

samedi 17 février 2007

Janvier 91 dans Le Monde - Le fumeur hors la loi

Article paru dans l'édition du 19.01.91

Dans les yeux de la dame, ou du monsieur, la différence est mince, une lueur de pitié. A peu près comme si on venait de dire de vous : " Le pauvre homme ! ". Vous vous inquiétez, vous vous demandez ce que vous avez, ce que vous avez fait. Pour être franc, le temps de la surprise est bref. Avec les campagnes pressantes de ces derniers mois, vous réalisez de plus en plus vite. Là, plantée dans les doigts de votre main, entre l'index et le majeur, une cigarette. Votre clope, et son incandescence. Le bout filtre chargé de la nicotine de vos humeurs. Votre vieille compagne, la seule à être restée fidèle à votre adolescence.

Vous lui devez une bonne part de votre assurance. Mais vous fumez, et c'est devenu insupportable aux autres. Vous fumez, mais ce n'est pas le plus grave. Vous enfumez les rues, les places publiques, vous grillez l'oxygène de la forêt, vous faites tousser la couche d'ozone, gâtez le goût de l'iode. Suicidaire, en une époque où la santé par l'air pur est devenue credo. Vous vous sentez ridicule, avec ce paquet, ces allumettes, que vous tentez de protéger du sable, sur la plage. Vous vous rappelez avoir aspiré de profondes goulées de goudron, à plus de 2 000 mètres d'altitude, lors de vos séjours à la montagne.

Coupable. Il ne se passe plus de jour où ce plaisir ne soit assimilé au pire des vices. Dans votre tête malade, d'abord. Non tant par vos poumons, qui ont depuis longtemps une idée sur la question, mais dans le regard des autres, pour la règle majoritaire, même pour vos proches. Vous fumez fenêtre ouverte, à la maison, en cachette de vos enfants. Les cendriers ont tendance à disparaître autour de vous. Faut-il qu'ils vous aiment encore pour supporter vos névrotiques tétines. Quand ils vous embrassent, ils font un détour pour éviter la brûlure. Et elle, a-t-elle vraiment apprécié votre odeur, comme elle le prétendait ? Lors de votre première rencontre, vous fumiez déjà. Aujourd'hui, vous passez des heures dans la salle de bains, pour vous laisser une chance.

BREF, comme pour les autres fumeurs, ces alcooliques des volutes que, hier encore, vous supportiez, l'alerte est générale. La peur du rejet, partout. Au bureau, vous risquez votre place. Votre secrétaire a pris le pouvoir. Vous ne bougez plus de la tanière de votre mauvaise conscience, vous n'osez plus regarder vos doigts, vous ne communiquez plus. Toutes vos cigarettes ressemblent désormais à la dernière du condamné. Et condamné, vous l'êtes, à vous désintoxiquer, non pour votre espérance de vie. Ça, il n'y a guère que le trou de la Sécurité sociale pour s'en soucier. Pour conserver votre dignité. Vos amis, s'il vous en reste, ne vous disent plus : " Tiens, tu fumes aussi ! ". Mais : " Ah ! tu n'as pas arrêté... "

Le métro ne vous a pas vu depuis des années. Et pour cause. Dans les listes de vos restaurants favoris, vous ne sélectionnez plus les bougnats, ou les italiens, mais, banalement, ceux où le patron vous protégera quelques mois encore des plaintes des voisins de table. Par-dessus tout, vous souffrez de l'attitude de la SNCF et des compagnies aériennes à votre égard. Ce n'est pas tant leurs décrets d'apartheid, plutôt leur ignorance dans tous vos souvenirs heureux des heures passées en leurs engins.

Car, de toutes vos cigarettes, maintenant que vous y réfléchissez, les meilleures, au goût, au toucher, disons-le, à l'âme, furent celles du voyage. Vos aspirations s'apaisaient, dans le " boogie " rythmé du rail. Vous souffliez un bonheur solitaire, avec vos ronds de fumées qui embuaient les vitres du train. Dans les vols de nuit, quand les autres dormaient, après le film, vous vous sentiez seul maître à bord des avions empruntés. Clic-clac du briquet sur fond de ronronnement douillet des réacteurs. Pensées flottantes, épurées par le mouvement. Temps incertain, ordonné seulement par la fréquence ralentie de votre tic favori.

Vous aimiez surtout fumer dans des boîtes, des habitacles restreints. Compartiment fumeur. C'était davantage qu'une expression. L'assurance d'un cocon protecteur, où l'on pouvait déballer son petit matériel de drogué de l'air vicié en toute quiétude, s'enfermer pour rêver. Pour rêver de Bogart. Les kilomètres d'autoroute s'avalaient plus vite, avec la fumée. C'est vrai, vous auriez dû vous méfier : les cendriers de ces ghettos mobiles étaient bien petits pour les longues distances de vos boulimies de paquets rigides ou de paquets souples. Dissimulés dans les voitures, invisibles dans les avions, ostensibles au contraire, scellés, comme un reproche, dans les couloirs du Train bleu.

VOICI dix ans, sans doute, que votre condamnation est prononcée. Dans les avions, les ingénieurs avaient recherché toutes les solutions possibles pour vous caser sans gâcher l'oxygène. Devant, derrière, sur un côté, puisqu'il avait été constaté que l'air circulait dans le même sens. Les fumeurs respiraient en dernier, juste avant l'évacuation. Ces problèmes techniques ne sont pas vraiment la cause des actuelles mises en quarantaine de citoyens qui se croyaient honorables. L'ennemi du fumeur, c'est l'autre, l'autre fumeur qui s'est arrêté avant _ souvent, le mois dernier _ et qui, comme tous les repentis, vous fait la morale. Les anciens fumeurs, venus grossir les rangs des non-fumeurs chroniques. A eux tous, ils vous rejettent dans la minorité. Sans méchanceté, au fond, plutôt mécaniquement, si l'on soustrait, des campagnes en cours, les intégristes militants de la fumette. Algébriquement : ils ont perturbé le vieil équilibre du 50/50. Ils s'entassent, trop nombreux, dans leurs compartiments non-fumeurs. et ils posent un casse-tête aux compagnies aériennes. Votre cher vieux vice, bien innocent mais désormais dictatorial par la loi des grands nombres, vous vaut trop de place. Et ce n'est plus justice.

Vous en convenez, gêné. Vous vous excusez plus lourdement d'être devenu ce que vous êtes. Vous enviez l'époque des wagons-lits, les années trente, avec leurs fumoirs d'hédonistes du cigare. Sans doute, vous arrêterez, enfin, vous essayerez, pour ne pas la perdre, elle, pour retrouver l'admiration de vos enfants, et le sourire de votre voisin de cabine. Vous promettrez, avec des regrets gros comme des chagrins d'enfant.

BOGGIO PHILIPPE