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mercredi 11 avril 2007

Un blogger: "J'arrete le Champix"

Il est inquiétant que ces effets secondaires ne soient médiatisés qu'à présent, alors que ce médicament a bénéficié d'une couverture pub digne d'un remède miracle.

En somme, vaincre la molécule nicotine, par une autre molécule, n'est il pas un mirage de plus. Ne sommes nous pas, encore fois, amenés à sous raiter notre bonheur à la puissance politique paternalisante. Encore plus d'infantilisation, toujours...

IMPORTANT : NOTE DU DIFFUSEUR

La personne responsable du blog où se trouve cette info m'a contacté.
Il m'apprend qu'après avoir contacté l'internaute, le témoins, il considère ce témoignage avec beaucoup de méfiance.
Mes commentaires, je les maintiens, ils ne semblent pas être contredits par cette note.


Un message transmis au Blog unairneuf.org. Publié le 15/03/07.

A lire.

J'arrête le Champix

[Témoignage de ST reçu par email hier soir]

J'ai lu quelques uns de vos articles autour de l'arrêt tabac. J'ai pensé qu'éventuellement mon témoignage à propos du Champix pourrait vous intéresser. Si ce n'est pas le cas, je vous prie de bien vouloir m'excuser du dérangement.

Je prends les pilules Champix depuis 25 jours, j'ai arrêté de fumer il y a exactement 17 jours (pas une seule cigarette depuis). Mes résultats, loin de toute chapelle ou dogme :

Il y a beaucoup d'effets secondaires. Dès le début, j'ai ressenti des fortes nausées (nausées qui présentent au moins l'avantage d'être dissuasives pour la boulimie compensatrice), une alternance diarrhée-constipation (désolée pour les charmants détails, mais c'est du vécu comme je l'ai dit). Des vertiges de temps à autres, une fatigue intense par intermittence et depuis peu des papillons qui dansent devant les yeux (petites lumières argentées) et un genre de somnolence-perte de vigilance et perte de concentration qui m'a coûté un accrochage en voiture.

Par là-dessus j'ai depuis peu des accès de déprime intenses mais ça honnêtement je ne sais si je dois l'imputer à Champix ou au sevrage en lui-même.

Mes conclusions :

J'arrête le Champix car :

- Soit tous ces symptômes sont imputables au sevrage et dans ce cas Champix ne m'est d'aucune aide (je le sais d'autant plus que je peux comparer ayant arrêté il y a quelques années sans aide aucune avec un résultat au moins égal), donc ça c'est l'option moindre mal : il est inefficace hormis l'effet placebo.

- Soit ces effets secondaires sont imputables à Champix et dans ce cas c'est pire que tout car non seulement il n'aide pas mais en plus c'est un poids et une gêne.

Voici mon expérience personnelle du Champix au jour 25 de la prise de pilule.

mardi 20 février 2007

Un blogger test le Champix

Une initiative intéressante.

GuiM
publie sur son blog le suivi de son traitement au Champix.
Ca vaut le coup de souris !

Bulletin de santé - Champix - Jour 5

Je dois avouer que le passage d'un seul cachet de 0,5 mg à deux cachets par jour fait bien sentir la différence.

Petit stress, limite des nausées, pas eu faim de la journée, mais c'est tout à fait supportable. Je crois en revanche qu'on peut me dire “de mauvaise humeur” voir “un peu irrité” pour la journée........

mardi 13 février 2007

Les mauvais effets de la nouvelle pilule antitabac

A la veille de la commercialisation du Champix, l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a rendu, lundi, un avis plein de précautions.

Par Eric Favereau

LIBERATION.FR : lundi 12 février 2007

C'est à partir de cette semaine que le Champix - la toute nouvelle molécule qui fait, dit-on, arrêter un fumeur sur trois - doit arriver dans les pharmacies. Non sans avoir été précédée d’une intense et habile campagne du laboratoire Pfizer. Est-ce pour cela que l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) s'est senti obligée de réagir assez vite? Lundi matin, l'Agence a en effet rendu public un avis bourré de précautions.

D'abord, rappelle l'Agence, le Champix est disponible uniquement sur prescription médicale. «Il doit être administré à des fumeurs motivés pour arrêter de fumer et bénéficiant de conseils et d'un suivi du médecin». Coté effets indésirables, «ce sont principalement des nausées, observées chez environ un tiers des patients, et moins fréquemment, des maux de tête et des troubles du sommeil». Faute d'études, «chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans ainsi que chez la femme enceinte ou en cours d'allaitement, il ne doit pas être utilisé. De même, une attention particulière doit être portée aux personnes âgées, aux personnes souffrant d'épilepsie, de pathologies cardio-vasculaires, de broncho-pneumopathie chronique obstructive ou de psychose». Et pour ceux qui en doutent: «Comme tout traitement d'aide au sevrage tabagique, les risques liés au sevrage lui-même, tels qu'insomnie, irritabilité ou dépression doivent être surveillés». L’inverse aussi est valable: «L'arrêt du traitement peut être associé à une augmentation de l'irritabilité, de l'envie de fumer, de la dépression, et/ou de l'insomnie; par conséquent, un arrêt progressif du traitement doit être envisagé».

Bien qu'aucun risque important n'ait été identifié durant la phase de développement clinique, un plan de gestion des risques adapté a été mis en place au niveau européen «pour détecter et traiter tout signal d'effets indésirables nouveaux dans les conditions réelles d'utilisation de Champix». Venons aux choses pratiques: la dose initiale du traitement est de un comprimé à 0,5 mg par jour, puis augmente progressivement, jusqu'à la dose de 1 mg deux fois par jour du 8e jour à la fin du traitement (12 semaines). On ne connaît toujours pas son prix même si un coût de 3 à 4 euros par jour est évoqué. Quant à son remboursement, pour des raisons d'opportunité commerciales, Pfizer traîne des deux pieds.

jeudi 8 février 2007

Le Champix, nouvelle arme antitabac, arrive chez nous

Pfizer lance son nouveau médicament, sept mois après avoir cédé Nicorette à Johnson & Johnson.

LUNDI prochain, soit à peine plus de dix jours après l'interdiction de fumer dans les lieux publics, le nouveau médicament des laboratoires Pfizer sera commercialisé en France. Il s'agit d'un comprimé contenant un principe actif appelé varénicline dont la particularité est de limiter l'envie de fumer. « Il est évident que ce produit vient à point, c'est une opportunité pour nous », confie au Figaro le PDG de Pfizer France, Louis Couillard.
Opportunité, le mot est faible. Dans un pays qui compte environ 13 millions de fumeurs, l'arrivée de ce nouveau médicament est attendue comme le Messie. Trois mois après l'interdiction de fumer dans les lieux publics, les ventes de substituts nicotiniques avaient augmenté de 53 % en Irlande et de 72 % en Espagne. Nicorette est actuellement la première marque en chiffre d'affaires pour le portefeuille grand public de Pfizer. Elle compte 5 points de parts de marché de plus que son premier concurrent direct, Nicopatch, de Pierre Fabre.
Le succès commercial de ce médicament est d'autant plus attendu que les études menées sont prometteuses : 44 % des fumeurs traités par le Champix pendant 12 semaines, ont stoppé leur tabagisme, contre 18 % avec le placebo et 29 % avec le Zyban, jusqu'à présent seul médicament existant (laboratoires GlaxoSmithKline). Ce qui fait dire au professeur de médecine Gilbert Lagrue que « le Champix est deux fois plus efficace que le Zyban ».
Depuis le 1er février, l'assurance-maladie rembourse les traitements de substitution nicotinique « pour un montant maximum de 50 euros par an et par bénéficiaire ». Ce qui, selon l'organisme, « correspond environ au premier mois de traitement ». Jusqu'à présent, seuls les substituts nicotiniques sous forme de patchs, de gommes, de pastilles ou d'inhalateurs étaient concernés. Selon Louis Couillard, le Champix ferait également partie de la liste. « C'est intéressant pour nous, parce que la diffusion du produit est plus large s'il est remboursé », explique-t-il au Figaro. Les ventes pourraient ainsi être multipliées par deux ou trois. « Avec le remboursement, beaucoup plus de gens vont chercher à se le procurer, confirme Gérard Dubois, professeur de médecine. Même si les prix sont fixés, à la différence des médicaments non remboursés. »
Spéculations autour d'Amboise
Avant son éventuel remboursement, le prix de vente en pharmacie sera libre. Toutefois, le prix du traitement (minimum 12 semaines) sera « moins élevé qu'un paquet de cigarettes par jour », affirme le PDG de Pfizer. Il devrait être facturé autour de 300 euros, voire moins s'il est remboursé. François Dessay, délégué central CFDT Pfizer estime qu'au départ, ce remboursement n'était « pas gagné ». « Si l'on est machiavélique, on peut penser que le remboursement du Champix a été négocié par Pfizer », confie-t-il.
Il faut dire que le contexte n'est pas neutre : le laboratoire américain a en effet annoncé il y a deux semaines, la suppression de 500 postes en France. « On peut faire des efforts pour céder le site d'Amboise (seul centre de R & D, situé en Indre-et-Loire, NDLR) à des repreneurs plutôt que de le fermer ; mais en échange, faites un geste sur le Champix, remboursez-le ! », se hasarde François Dessay. Bernard Poncet, délégué syndical central FO Pfizer, ne partage pas ce point de vue, d'autant plus que, selon lui, « il est peu probable que le site d'Amboise soit sauvé ».